Quelques jours après le sacre de l’équipe de France en Coupe du monde, de nombreuses anecdotes ne cessent de circuler dans les médias. Et le champion du monde des histoires et autres anecdotes: c’est bel et bien Adil Rami. Le défenseur de l’Olympique de Marseille n’arrête jamais de se livrer sur son aventure, et le public à l’air d’apprécier. Dans un entretien à L’Équipe, il s’est confié sur un moment très difficile durant l’Euro 2016, lorsque Didier Deschamps a décidé de ne plus l’aligner dans le onze de départ:

« Le jour où il est venu dans ma chambre avant la demi-finale de l’Euro 2016 contre l’Allemagne pour me dire que je n’allais pas jouer, j’ai pleuré. Avant qu’il parte, il a vu que j’étais super triste. Je lui ai dit : ‘Coach, à la collation je vais sourire, je vais faire des blagues. Ne pensez pas que c’est parce que je m’en fous. C’est pour ne pas montrer à l’équipe que je suis triste et envoyer des mauvaises ondes.’ Je ne sais pas s’il me connaissait réellement. Quand un coach doute de moi, je ne me sens pas bien. J’ai l’impression de passer pour un vicieux, pour quelqu’un de faux. Un entraîneur doit savoir que je suis prêt à 100 %. Ça m’a fait mal à l’époque mais cette fois (au Mondial 2018, ndlr), cela n’avait rien à voir. Il y avait une défense (Varane-Umtiti) qui marchait du tonnerre. »

Une mentalité relativement exemplaire affichée par le joueur, qui a appris à être remplaçant tout en affectant pas la vie de groupe.

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